Pourquoi partager sur Internet… ce qu’on ne dirait jamais en pleine rue ?

Ce matin, j’ai découvert une vidéo drôle mais puissante.

C’est ce qui m’a poussé à vous écrire au moment des vacances scolaires de printemps. Cela rejoint aussi une alerte récente de la gendarmerie nationale.

J’ai tout de suite pensé aux publications Facebook / Instagram / Twitter… de certains proches. Regardez-la, et je parie que vous aurez la même réaction que moi !

Un petit voyage…

Cette vidéo nous emmène dans le nord de l’Europe. En Suède.

Heureusement, elle est sous-titrée en français. Je vous invite à la montrer à vos enfants ou petits-enfants, ils comprendront aussi bien que vous. Comme dirait Paris Match [1] :

« Le poids des mots, le choc des photos »

On y voit un père de famille, perché sur un escabeau, en plein centre ville. Haut-parleur à la main, il partage à tout le monde des informations qui devraient rester privées. On devine vite les vrais risques qu’il prend.

Un bon moment de détente… qui fait aussi réfléchir !

Il est temps de découvrir cette vidéo :

Cliquez sur l’image pour lancer la vidéo
(il faut parfois attendre plusieurs secondes pour qu’elle se charge).

Cette vidéo humoristique, très créative, a été préparée par une agence du ministère de la défense suédois [2] pour alerter des risques que trop de citoyens prennent sans s’en rendre compte.

On pourrait presque la résumer en une phrase :

« Ne dites pas à la terre entière que vous allez partir en vacances,
et ne montrez pas tout ce qu’on peut vous voler chez vous !
 »

66% des femmes, 9% des hommes

D’après une étude menée par Kiwatch, une société spécialisée dans la vidéosurveillance, 66% des femmes et 9% des hommes interrogés indiquent leurs dates de congés sur les réseaux sociaux [3] !

Avouez que vous êtes un peu bavardes, mesdames 🙂

Et ce n’est pas tout, l’étude rapporte aussi que 95% des femmes et 53% des hommes sondés publient régulièrement des images de leurs déplacements, voyages, week-ends et sorties.

Du pain béni pour les cambrioleurs !

C’est comme si vous « travailliez » pour eux, en faisant le guet juste devant votre porte d’entrée.

S’ils savent que vous êtes à l’arrêt dans un embouteillage, à un concert, dans un salon de massage, en randonnée ou en voyage à l’autre bout du monde, ils pourront vous dévaliser… sans se presser !

Bref, dire sur les réseaux sociaux « où on va et quand on part », c’est vraiment une mauvaise habitude… à changer au plus vite !

La gendarmerie mise sur le second degré

« Les cambrioleurs vous remercient d’avoir publié
vos dates de congés sur vos statuts Facebook…
 »

Voici le message diffusé – sur Facebook – par la gendarmerie de l’Aude lors des dernières vacances d’hiver.

Message gendarmerie Aude vacances hiver
Cliquez sur l’image pour agrandir le message de la gendarmerie.

 

Sur un ton léger, les gendarmes ont tenu à rappeler aux habitants les risques liés à « l’annonce publique » de leurs dates d’absence.

Ils sont bien placés pour connaître les statistiques…

En 2018, 233 800 cambriolages ont été enregistrés. Soit 1 toutes les 2 minutes 15 [4] !

Selon une étude Friedland, 78% des cambrioleurs arrêtés reconnaissent utiliser les réseaux sociaux pour se renseigner [5]. Pas étonnant puisque selon les statistiques du ministère de l’intérieur, 4 cambrioleurs sur 5 ont moins de 30 ans [6]. Ils sont donc très à l’aise avec le numérique.

Les données montrent d’ailleurs des pics pendant les fêtes de fin d’année et pendant les vacances d’été [7]. La boucle est bouclée.

Les (mauvais) exemples de célébrités

Ce problème touche tout le monde. L’acteur un peu déjanté Michaël Youn ne semble pas plus malin que les personnages provocateurs qu’il interprète…

Noël 2011, il plaisante sur son compte Twitter : « Avis aux cambrioleurs et à Voici : le film dure 1h30 […] » ou encore, « nous allons sortir vers 21h30 ».

Quelques jours après, il poste une photo de la vue qu’il a depuis la fenêtre de son appartement situé tout près du Sacré Cœur. Facile pour ses fans (si, si, il en avait !) et les cambrioleurs de savoir exactement où il habite en utilisant Google Map / Street View [8].

Le 31 décembre, sa compagne poste une photo de leur lieu de vacances : la station de ski de Megève.

Ça y est, la voie est libre !

Résultat : le couple est cambriolé le soir du réveillon [9].

Bijoux, montres de grand prix, écrans plats de télévision, ordinateurs portables, 4×4 de luxe… tout y passe.

Ce serait dommage de faire la même erreur, non ?

Diaporama annonce vacances réseaux sociaux

 

Le bon réflexe à adopter

Le plus simple, c’est de ne JAMAIS poster d’informations privées sur Internet.

Vous ne savez jamais vraiment qui peut avoir accès à ce que vous affichez sur la toile ! Les contacts des amis de vos amis, que vous ne connaissez pas du tout, peuvent voir passer les informations que vous diffusez. Et pourraient les utiliser contre vous.

Si vous tenez absolument à partager vos souvenirs de vacances, faites-le uniquement à votre retour.

Dernier conseil pour ceux qui sont très connectés mais veulent rester prudents : pendant votre voyage, pour ne pas laisser penser que vous êtes loin, continuez à poster des informations qu’on ne peut pas facilement localiser.

Ces conseils valent pour vous et bien sûr aussi pour vos enfants ou petits-enfants.

Faites passer le message

Cette vidéo ne passera sans doute pas à la télé…

Alors partagez cet article à vos proches sur Facebook, pour leur éviter ce genre de mauvaises surprises ! Juste au cas où, pour qu’ils ne prennent pas de risques inutiles.

J’ai moi-même partagé cette vidéo à certains proches qui postent parfois tout et n’importe quoi sur Facebook. Grâce à cette bonne dose d’humour, le message est bien passé. Alors n’hésitez pas à faire de même !

Vous connaissez quelqu’un à qui cette mésaventure est arrivée ? Témoignez en laissant un commentaire en bas de cet article.

Mais surtout… partagez largement l’info autour de vous, par tout moyen. Quand tout le monde fera attention, les cambrioleurs devront changer de métier 😉

D’ici à ce que ça arrive, arrangeons-nous pour qu’ils aillent voir ailleurs !

Bien à vous,

Pierre Garnier

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